Le Québec de 2015

La question nationale

L’avenir de la nation québécoise est une responsabilité collective qui interpelle chacune et chacun d’entre nous. Nos prédécesseurs ont réussi la prouesse, souvent dans des conditions terriblement difficiles, de fonder, de perpétuer et de développer une nation francophone en Amérique du Nord jusqu’en ce début de 21e siècle. Nous devons en faire autant pour les prochaines générations.

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Douze thèses sur l’anti-pouvoir

La gauche, L’État

Par John HOLLOWAY *

1. Le point de départ est l’acte de négation

Au début il y a le cri, pas la parole. Face à la mutilation des vies humaines par le capitalisme, un cri de tristesse, un cri d’horreur, un cri de rage, un cri de négation : NON !

La pensée, pour dire la vérité du cri, doit être négative. Nous ne voulons pas comprendre le monde mais le nier. L’objet de la théorie est de conceptualiser le monde négativement, non pas comme quelque chose de séparé de la pratique, mais comme un moment de la pratique, comme une partie de la lutte pour changer le monde, pour en faire un lieu digne de l’humanité. Mais, après tout ce qui s’est passé, comment pouvons-nous ne serait-ce que commencer à songer changer le monde ?

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Les mouvements sociaux et la construction d’un nouveau sujet historique

Les mouvements sociaux, Les alternatives

La rencontre : « Non à l’ALCA - Une autre Amérique est possible », devient une tradition et fait partie de manière stratégique de la mise au monde du nouveau sujet historique. Nous pouvons situer ce processus à la fin des années 80, vingt-cinq ans après le Consensus de Washington et dix ans après la chute du mur de Berlin. Un tel pas en avant fut préparé par plusieurs initiatives : le PPXXI (People’s Power 21) en Asie, qui réunissait plusieurs dizaines d’ONG et quelques mouvements sociaux asiatiques, la rencontre « intergalactique » des Zapatistes à Chiapas contre le néolibéralisme, L’Autre Davos qui réunit au début de 1999, plusieurs mouvements sociaux de quatre continents à Zurich et à Davos, la semaine même du Forum économique mondial.

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Le nouveau mouvement social et la politique

Les mouvements sociaux, La gauche

Le nouveau mouvement social et la politique ? Vaste programme, comme aurait dit le général, puisque traiter de cette question c’est, en somme, aborder ce qu’il en est aujourd’hui de la contestation sociale et politique, ce qu’elle apporte de neuf ; mais aussi les problèmes et difficultés que cette contestation soulève et qu’il lui faut affronter. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille d’emblée mettre un signe d’égalité entre “mouvement social” actuel et nouvelle radicalité. Le nouveau dans les deux cas est à questionner.

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La gauche radicale et le pouvoir, entre réserve libertaire et vanité de la rebellitude

La gauche, L’État

Par Philippe CORCUFF
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Écologie politique et mondialisation

Les mouvements sociaux, Les alternatives, La gauche

Longtemps, les choses ont été simples. Il y avait les pays dominants et les pays dominés. Les premiers asservissaient, colonisaient les seconds. C’est-à-dire que les premiers traitaient les habitants des seconds non en citoyens mais en sujets, privés de droits politiques, et qu’ils exploitaient à leur profit les richesses de leurs territoires. Être de gauche signifiait d’abord, dans les pays dominés, conquérir la citoyenneté à travers l’indépendance politique, puis se battre contre le « néo-colonialisme », pour la récupération de ses richesses naturelles. Dans les pays dominants comme la France, être de gauche, c’était à la fois soutenir les luttes des peuples dominés (d’abord par la France), et refuser le « pillage du tiers-monde » : ce qu’on appelait l’internationalisme.

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