Ce n’est pas la faute des baby-boomers

Theorie marxiste, Social démocratie, L’État

Le journal de Montréal publiait récemment, histoire de meubler le mois de janvier et de continuer de semer la zizanie dans la société québécoise, un sondage sur le fossé entre les générations. Conclusion: les jeunes sont des paresseux ignares et les “boomers” sont responsable de leur avoir légué un État bureaucratisé-endetté et un environnement pollué. Le tout appuyé de savantes analyses des “politicologues” Christian Dufour, Jean-Herman Guay et l’un des astrologues de Léger Marketing. Voyage dans le monde du prêt-à-penser.
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Des inégalités croissantes

Économie politique, Guerre de position, Theorie marxiste, La droite

Loin d’être « temporaires » comme l’avançait l’Institut économique de Montréal (IEDM) dans une lettre publiée dans La Presse du 7 janvier, les disparités entre managers et employé-es tendent plutôt à la permanence à mesure que s’impose une économie « à deux vitesses » partagée entre « gagnant-es » et « perdant-es ». En effet, même si le volume total de la production ne cesse de s’accroître au péril de notre environnement, les inégalités de rémunération se radicalisent de plus en plus.

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Des classes sociales, encore

Les classes sociales, Theorie marxiste, Socialisme/Anticapitalisme

L’idée que les classes sociales auraient disparu ne peut qu’étonner quand on
sait que deux thèmes de fond des enjeux sociaux d’aujourd’hui, constamment
rebattus, sont le partage des revenus salaires-profits et l’organisation du
travail (la participation des salariés) : on n’arrête pas de parler de classes et
de relations entre les classes, mais on exorcise l’aspect le plus inquiétant du
mal en le débaptisant.

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Gratuité scolaire et pouvoir bourgeois

Guerre de position, Éducation

Ce qu’il y a eu de plus révolutionnaire dans l’histoire de
l’humanité, c’est lorsque l’instruction est devenue obligatoire et
gratuite. Malgré l’échec de la Révolution française, une grande
bataille fut remportée, puisque le petit peuple obtint enfin le droit
d’être enseigné.
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Les élections ontariennes et ce qui suit

L’État

Analyse des élections du 10 octobre 2007 en Ontario, où on a observé le plus faible taux de participation de l’histoire de la province. La plateforme du NPD en particulier n’a pas su constituer un attrait pour l’électorat et offrir une alternative face au néolibéralisme.

Il y a deux observations initiales à faire au sujet des élections du 10 octobre 2007 en Ontario. La première, et la plus importante, concerne le taux de participation. Avant 2007, le taux le plus bas était celui de 1923 – 54.7%. Les élections de 2007 ont « dépassé » ce score, établissant un nouveau record de 52.8%. La baisse du taux de participation se poursuit depuis 1995, où il était alors de 10 points plus élevé qu’en 2007.

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A propos des classes sociales

Guerre de position, Theorie marxiste

Les mutations économiques et sociales qui ébranlent la société salariale depuis une trentaine d’années se sont notamment traduites dans la façon d’appréhender les niveaux de conflictualité. Les classes sociales, en tant qu’outil conceptuel et base de reconnaissance, pour penser la société et agir en son sein, sont devenues aux yeux de  beaucoup problématiques. Paresseusement, c’est sans discussion que les sciences sociales ont dans un premier temps abandonné le recours aux classes sociales pour analyser les hiérarchisations et les rapports sociaux. On s’est ensuite ravisé, l’avancée du libéralisme et les formes de résistance multiples amenant à parler de «retour des classes sociales». Dans les champ politique et académique, l’articulation des multiples rapports de domination (classes, sexes, âges, races, sexualités, etc.) constitue un défi aux luttes et aux analyses. Elles poussent en tout cas à remettre sur le chantier l’usage que l’on fait des classes sociales, comme en témoignent, dans des perspectives différentes, deux récentes publications.

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Les services publics au service de la démocratie

Social démocratie, L’État

La question des services publics –peu importe leur appellation- est aujourd’hui centrale, en particulier en Europe. En effet, comme il a été souligné maintes fois, les politiques européennes livrent au jeu de la concurrence nombre de biens et services communs qui devraient être accessibles à toutes et à tous (hommes et femmes, collectivités territoriales, entreprises, organisations diverses), sans condition de revenus.

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L’avenir des retraites sacrifié

Économie politique, Les domines, Social libéralisme, L’État

Depuis quinze ans, les réformes des régimes de retraites se succèdent et révèlent l’un des aspects les plus sordides des politiques néolibérales. En 1993, la durée de cotisation des salariés du privé fut allongée de 37,5 à 40 ans ; une décote de 10 % fut instaurée par année manquante, ramenée à 5 % en 2003 ; les pensions calculées sur la base des 25 meilleures années – au lieu des 10 meilleures – furent indexées sur les prix et non plus sur les salaires, entérinant la coupure définitive entre l’évolution du niveau de vie des retraités et celle de la richesse collective. Le résultat est catastrophique pour les retraites, qui ont diminué de plus de 20 %. En 2003, les salariés de la fonction publique (État, collectivités territoriales, hôpitaux) subirent le même sort (40 ans de cotisations et décote de 3 % évoluant vers 5 %). Et, toujours au nom d’une prétendue équité, les salariés des régimes spéciaux viennent à leur tour, en 2007, d’être « alignés ».

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Faut-il parler d’une crise de la démocratie représentative ?

Theorie marxiste

Contre les représentations politiques et journalistiques « toutes faites » qui veulent que la démocratie représentative soit entrée en « crise », des éléments pour un recadrage sociologique de la question. Le texte est ancien, il n’a rien perdu de ses vertus éclairantes.

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Les mésusages politiques du populisme

Guerre de position, Medias, La droite

Populisme : le mot a envahi les commentaires au soir du 29 mai. Hommes politiques, journalistes, savants mobilisés pour donner leur avis d’expert sur les résultats électoraux l’ont convoqué et invoqué pour qualifier et surtout disqualifier les électeurs du NON et tous ceux qui ont fait campagne contre le projet de traité constitutionnel. “Virus populiste”, “épidémie de populisme” : le recours aux métaphores médicales signalaient l’anomalie scandaleuse de l’issue électorale et son caractère pathologique pour la démocratie et l’Europe. Il autorisait jugements injurieux – “bunker nationaliste”, vision “fermée” du monde, impulsion xénophobe – et rapprochements politiques discréditants – les extrêmes auraient démontré leur profonde complicité et les représentants et électeurs de gauche auraient mêlé sans sourciller leur voix à celle de Jean-Marie Le Pen.

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