Pourquoi la droite aime les désastres

La droite

FABRIQUE DES IDÉES. Pour Naomi Klein, la droite profite de chaque crise (financière, environnementale, etc.) pour aller plus loin dans son programme de libéralisation. Décryptage de ce qu’elle nomme le “capitalisme du désastre”. 8 février 2008.
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Les racines de la crise

Économie politique

La crise immobilière est en train de se transformer en crise bancaire et en crise tout court. Les banques ont confectionné (la titrisation) des pochettes surprises en y plaçant des créances douteuses, et particulièrement les dettes des ménages pauvres américains (les subprimes) escroqués par des contrats trompeurs. Leur faillite a entraîné une perte de confiance sur la valeur de ces titres dont personne ne connaît vraiment la composition et déclenché une réaction en chaîne qui se propage à l’ensemble de l’économie mondiale. L’année 2008 se présente donc très mal : dans le meilleur des cas, la croissance va ralentir fortement, et les créations d’emplois vont cesser. Tout cela en raison de la soif inextinguible d’une finance déchaînée.
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Les mouvements sociaux entre l’autonomie et la lutte pour le changement

Les mouvements sociaux, La gauche

Les mouvements sociaux, dans leur grande majorité, revendiquent leur indépendance par rapport au gouvernement de gauche. Même si certains ont opté pour soutenir sans équivoque les politiques officielles, les mouvements les plus importants gardent une certaine distance et ne sont pas avares de critiques.
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Des résistances aux alternatives : mise en perspective historique de l’altermondialisme

Les mouvements sociaux, Les alternatives

Deux grandes tendances opposées sont en action à l’échelle internationale. La tendance qui domine aujourd’hui, à l’œuvre depuis 25 à 30 ans, consiste en la poursuite de l’offensive capitaliste néolibérale et impérialiste. Dans les dernières années, cette tendance s’est exprimée par le recours de plus en plus fréquent à des guerres impérialistes, notamment pour la conquête de champs pétroliers, par l’augmentation de l’armement des grandes puissances, par le renforcement de l’ouverture commerciale des pays dominés, par la généralisation des privatisations, par une attaque systématique contre les salaires et les mécanismes de solidarité collective conquis par les travailleurs. Tout cela fait partie du Consensus de Washington. Ces politiques s’appliquent à la fois dans les pays les plus industrialisés et dans les pays en développement.
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Marxisme et écologie

Économie politique, Ecologie, Theorie marxiste

L’origine et la nature des menaces pesant sur la reproduction de la vie de classes et de pays donnés: quelques outils analytiques et fils conducteurs marxistes.
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Le capitalisme contemporain et Marx

Theorie marxiste

Par Michel HUSSON
Périodiquement, la grande presse économique évoque l’actualité de la critique marxiste du capitalisme. On a pu lire dans The Economist que « le communisme comme système de gouvernement était mort ou mourant » mais que « son avenir semblait assuré en tant que système d’idées ». Business Week titrait il y a peu sur le retour de la lutte des classes. Plus récemment, dans le Financial Times du 28 décembre 2006, John Thornhill soulignait que « l’essor récent de la mondialisation qui, à bien des points de vue, évoque l’époque de Marx, a sans aucun doute conduit à un intérêt renouvelé pour sa critique du capitalisme (…) Comment peut-il se faire que 2% les plus riches de la population adulte du monde possèdent plus de 50% de la richesse mondiale tandis que la moitié la plus pauvre n’en possède que 1% ? Comment peut-on comprendre le capital sans lire Das Kapital ? ». Dans sa biographie de Marx, Jacques Attali soutient que c’est seulement aujourd’hui que l’on se pose les questions auxquelles répondait Marx.

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Nouvelles droites, gauches vieillissantes, et (malgré tout) un peu d’optimisme de la raison

La droite, La gauche

Par Yves Citton, Judith Revel
Rien n’est plus difficile que de se trouver face à la sempiternelle question du « Que faire ? » Cet en-tête est une tentative à quatre mains - pas toujours d’accord entre elles, et reliées à encore bien davantage de têtes souvent dissonantes - pour raisonner à voix haute, au sortir de six mois de campagne présidentielle, après les deux tours de suffrage du mois de mai, puis ceux des législatives, un mois plus tard. Il aimerait être l’ouverture d’un chantier de réflexion à la mesure de l’époque qui s’ouvre : radical et nouveau.
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La social-démocratie, c’est fini

Social démocratie, Social libéralisme

Après nombre d’autres acteurs, Ségolène Royal vient donc de livrer son analyse de la défaite essuyée en mai. La difficulté structurelle qu’a la gauche à rassembler une majorité plonge cependant ses racines bien au-delà des péripéties qui ont émaillé cette campagne : elle tient de l’obsolescence même du projet social-démocrate. Le problème est général en Europe, mais il est renforcé dans notre pays par l’ampleur des inégalités au sein du salariat. Il est temps d’en prendre acte, non pour rompre avec l’idéal de transformation sociale et d’égalité que portait le projet social-démocrate, mais pour avoir une chance de le réaliser.
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Capitalisme : d’une (grande) transformation à l’autre

Theorie marxiste

Un numéro de la revue du Mauss revient sur la pensée de Karl Polanyi et son analyse de la fin du dogme libéral hérité du XIXe siècle, tandis qu’un essai de Yann Moulier Boutang étudie le capitalisme contemporain devenu « cognitif ».
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Les luttes antitravail des ouvriers spécialisés modernes ont été brisées…

Les mouvements sociaux

Les notes qui suivent sont issues d’une réflexion sur l’antitravail. Cette expression recouvre les réactions des travailleurs à la crise du fordisme qui a eu lieu à la fin des années 1960 et au début des années 1970. On a également parlé de “révolte des OS”. D’une façon ou d’une autre, on parle ici des grèves sauvages américaines (celles qui ont lieu en dépit des engagements de non-grève pris par les syndicats lors des contrats collectifs périodiques), de la montée de l’absentéisme et du turnover, du sabotage, de l’indiscipline des travailleurs sur les lieux de travail. Nous présentons ici la conclusion de cette réflexion. Vous pourrez trouver le texte complet sur le site de mondialisme.org.
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