Le syndicalisme à l’épreuve du capitalisme séparateur
Les classes sociales, Économie politique, Les mouvements sociauxLe syndicalisme au Québec n’a pas connu de diminution marquée du nombre de ses membres, contrairement à la plupart des pays développés. Si la perte des effectifs dans le secteur industriel traditionnel a été en partie compensé dans des secteurs moins traditionnels, on a par contre assisté au cours des dernières années à une érosion sensible des effectifs des grandes centrales syndicales dans le secteur public au profit d’un syndicalisme « indépendant » très fortement marqué par le corporatisme sectoriel. Cette division des forces syndicales, encouragée par toute une série de lois anti-syndicales au début du premier mandat du gouvernement actuel, pourrait expliquer en bonne partie la cinglante défaite qu’ont enregistré les employés de l’État lors de la dernière ronde de négociation et qui s’est conclu par l’imposition d’une Loi spéciale particulièrement répressive décrétant unilatéralement les salaires et des conditions de travail. Mais cette montée du corporatisme (qui trouve des échos de plus en plus ouvertement au sein même des grandes centrales) et de la division qu’elle engendre n’explique pas tout. Cet affaiblissement de la combativité des forces syndicales au Québec qui se traduit notamment par la baisse marquée du nombre de conflits, s’inscrit dans un recul du syndicalisme partout dans le monde et trouve ses racines dans les mutations que connaît le capitalisme à l’échelle de la planète. L’article de Thierry Perch qui suit, tente d’en cerner les contours. [Note de la rédaction]
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