Il faut redéfinir ce qu’est l’inacceptable !

Les mouvements sociaux

La CGT de l’usine Goodyear d’Amiens en France – voir ci-dessous «Chantage à l’emploi» – a refusé de se plier au chantage patronal qui, au nom de la compétivité internationale, voulait réorganiser le travail en 4×8. Un pas de plus dans un mouvement généralisé de nivellement par le bas des conditions de travail ?
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Les nouvelles classes dominantes et la fin de la civilisation bourgeoise

Les classes sociales, Économie politique, Les dominants, Theorie marxiste

Par Samir Amin

Sommaire

  1. La ploutocratie, nouvelle classe dirigeante du capitalisme sénile. Dans les pays capitalistes, la «bourgeoisie» telle qu’on la connaissait a disparu : désormais, l’ordre social veut que la puissance financière et économique soit prépondérante.
  2. Les nouveaux dirigeants sont les «gagnants» de la finance. Dans le monde capitaliste, les discours idéologiques se modifient. Les «gagnants» sont désormais encensés, au détriment des «perdants», méprisés… et la connivence est une force absolue.
  3. La gauche européenne désarmée face au système. L’Europe s’est alignée sur les États-Unis, avec son «capitalisme de connivence» et riposte en ayant recours au moralisme et au gouvernement des juges. Seule une remise en question totale du système capitaliste pourrait y mettre fin.
  4. Les affairistes, nouvelle classe dominante dans les périphéries. Les différentes classes sociales s’organisent aussi par rapport à leur environnement. Le capitalisme entraine des bouleversements, notamment aux périphéries des oligopoles, où les hommes de pouvoir ont pris le dessus.
  5. Le capitalisme sénile et la fin de la civilisation bourgeoise. Dernier épisode de la série sur la fin de la civilisation bourgeoise, où l’on voit que le phénomène décrit n’est pas passager, et correspond même à la fin d’une civilisation toute entière.

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Le capitalisme sénile

Les classes sociales, Économie politique, Les dominants, Theorie marxiste

Par Samir Amin

1. La thèse que je soutiendrai ici va à contre courant des idées reçues et des préjugés qui caractérisent l’air du temps. Une sorte de large consensus s’est en effet constitué – à la faveur entre autre de l’effondrement de la première vague d’expériences de construction d’une alternative socialiste – selon lequel le capitalisme constituerait un « horizon indépassable » et que par conséquent l’avenir s’inscrira nécessairement dans le cadre des principes de base qui en commandent la reproduction, parce que ce système bénéficierait d’une flexibilité sans pareille qui lui permettrait de s’adapter à toutes les transformations qu’on pourrait imaginer en les absorbant et les soumettant aux exigences de la logique fondamentale qui le définit.
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La fin du néolibéralisme ?

Économie politique, Guerre de position

Le monde n’est pas tendre envers le néolibéralisme, ce fourre-tout d’idées basées sur la notion fondamentaliste que les marchés serraient auto-correcteurs, qu’ils distribuent efficacement les ressources et servent l’intérêt général. C’est le fondamentalisme de marché qui a soutenu le thatchérisme, la “réganomique” et le “Consensus de Washington” favorables aux privatisations, à la libéralisation économique et à des banques centrales indépendantes préoccupées uniquement par l’inflation.
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Négociations du secteur public : pour une stratégie syndicale réinventée

Services publics, Les mouvements sociaux, L’État

negos-29-10-20052.jpgQuand on relit les analyses de l’échec du front commun de 1982-1983, les analyses politiques publiées à gauche s’entend, on est étonné de constater à quel point elles demeurent pertinentes 25 ans plus tard pour décrire la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les syndicats, après l’adoption de la loi spéciale qui a brutalement mis fin, en décembre 2005, à la dernière ronde de “négociation”[1] dans le secteur public québécois.

Par Philippe Boudreau
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L’apprentissage de l’emploi précaire

Les classes sociales, Les domines

Entretien avec Elsa Fayner, auteure de “Et pourtant je me suis levée tôt…”, sur les conditions de travail des salariés précaires. Un univers absurde, aux gratifications irrationnelles, qui ne débouche sur aucune velléité de révolte.
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Les révoltes de la faim, conséquences naturelles de la mondialisation

Économie politique, Les mouvements sociaux

Dès le XVIIIème et le début du XIXème siècle, les économistes Adam Smith et David Ricardo avaient décrit un phénomène d’une logique imparable : la baisse du prix des denrées alimentaires permet d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés sans avoir à augmenter leurs salaires. Par voie de conséquence, cette baisse est vivement souhaitable pour les propriétaires des grands moyens de production. Règle numéro un du parfait libéral : la nourriture doit être bon marché.
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