Dans le cadre d’un atelier portant sur l’impact du privé en éducation supérieur qui s’est tenu le 24 août 2007 lors du premier Forum Social Québécois, fut présenté une étude britannique sur la privatisation déguisée dans le secteur éducatif, dévoilée fin juillet au Congrès de l’Internationale de l’Éducation. Stephen Ball et Deborah Youdell de l’Institute of Education, University of London y font la distinction entre la privatisation « endogène » qui se manifeste par l’importation de méthodes de gestion, de valeurs, de concepts issus de l’entreprise privée et la privation « exogène » qui, elle, se traduit par l’introduction du secteur privé à travers les PPP, la sous-traitance ou la philanthropie. En plus de remodeler le rôle de l’État, ces différentes formes de privatisation modifient la gouvernance des établissements, l’organisation des services éducatifs, les conditions d’enseignement, le rôle des acteurs (dirigeants, enseignants, étudiants, syndicats) mais, surtout, remettent en cause les valeurs qui prévalent dans les établissements. L’éducation cesse d’être considérée comme un bien public profitant à la société dans son ensemble, pour devenir un produit de consommation profitant à un individu.
Lire la suite de cet article »
Commentaires récents