50 économistes lancent la pétition : “Spéculation et crise : ça suffit !”

Économie politique

La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « l’immoralité », c’est-à-dire rien. On peine à croire d’ailleurs que la cécité intellectuelle ou l’entêtement idéologique puissent aller jusqu’à une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes - pourtant ô combien spectaculaires ! - mais à l’acharnement de la croyance libérale et à la force du déni.
Lire la suite de cet article »

Les flux migratoires, exprimés en dollars

Les droits humains, Immigration, Économie politique

Le phénomène des flux migratoires est aussi vieux que le monde, Gengis Khan est là pour le rappeler, de même que l’exode des classes expropriées d’Europe vers l’Amérique ou encore le business d’exportation d’esclaves noirs vers ce continent.

Nomadisme de conquêtes et de rapines, transhumance pour fuir la pauvreté et trafic de main-d’oeuvre. C’est dire, déjà, qu’il peut prendre plusieurs formes. Le fil conducteur est cependant, de manière prédominante, économique.
Lire la suite de cet article »

The Economic Crisis, the American Working Class, and the Left

Les classes sociales, Économie politique, La gauche

The Situation Today and the Situation in 1930

The world appears to be on the verge of an economic crisis and, if it turns out to be as serious as some think, one that could rival or exceed the great panics of the late nineteenth century and the decade-long Great Depression. The crisis began with unscrupulous mortgage lending on an enormous scale, leading to mass housing foreclosures, then to a collapse of the securities backed by sub-prime mortgages, and finally became a crisis of the banks that held those securities. Over the past weekend government and banking officials worked out J.P. Morgan’s buyout of Bear Sterns, one of the most important U.S. banks which stood on the verge of collapse, a development that threatened to unleash an international financial crisis.
Lire la suite de cet article »

De la crise financière à la crise de l’humanité

Économie politique

La terre promise de la nouvelle jeunesse du capital est désormais gangrenée par les contradictions du capital. Les Etats-Unis n’arrivent plus à être ce qu’ils sont, le coeur du système mondial, et celui-ci ne présente pas d’alternative. La fin de l’URSS les avait privés de leur partenaire-adversaire. Pour arriver à être seuls la “superpuissance”, il leur a fallu le terrorisme, Ben Laden et la “guerre sans fin”. Celle-ci ne leur a pas rendu leurs capacités : ils ne sont plus le principal foyer de développement de la productivité du capital et le gendarme du monde s’est affirmé comme premier foyer de désordre mondial, craint et méprisé par les chefs des puissances capitalistes secondaires. La crise des subprimes et sa combinaison présente avec la crise politique du leadership US et du leadership mondial montre qu’ils sont en train d’arriver dans le mur annoncé. Allumer de nouvelles guerres peut être une tentation pour en sortir mais ni une attaque en Iran, ni une attaque de la Colombie contre ses voisins, ni un éclatement de la Bolivie, ni une réoccupation de Gaza par l’armée israélienne, ni une java humanitaire au Darfour, ni une apocalypse dans les zones tribales du Pakistan, ni … , n’offrent les moyens réels de réaffirmer le leadership, tout au contraire – à moins d’envisager des guerres de bien plus grand calibre à l’issue totalement incertaine !
Lire la suite de cet article »

Dominants et dominés à l’ombre du capitalisme contemporain

Les classes sociales, Économie politique, Les domines, Les dominants

Par Pierre Beaudet

Les turbulences actuelles sur les marchés financiers mondiaux sont généralement décrites comme des effets des cycles économiques «normaux» qui évoluent aux rythmes des modulations de croissance/décroissance. En réalité, celles-ci révèlent des processus de plus grande envergure et profondeur à l’œuvre dans le cadre du capitalisme «réellement existant» qu’on appelle couramment le néolibéralisme. Sous l’égide de ce capitalisme contemporain qui a pris forme dans les années 1970, on assiste en effet à une profonde réorganisation des rapports sociaux, économiques et politiques à l’échelle mondiale. Bien sûr, cette évolution est «inégale» selon les territoires où elle prend forme, en fonction de forces spécifiques, dans une temporalité spécifique qui appartient à l’histoire, la culture, la politique. La difficulté est donc de comprendre la «tendance générale» sans mettre de côté les réalités sociales singulières qui modulent et même transforment, jusqu’à un certain point, cette «tendance».
Lire la suite de cet article »

Un « bouche-à-bouche » ne réussira pas à ressusciter les économies naufragées

Économie politique

Le prix du pétrole qui s’envole, le dollar qui chute et les marchés financiers qui s’effondrent sont les ingrédients-clés d’une mixture économique qui pourrait finir en quelque chose de plus grave qu’une récession ordinaire. La chute du dollar et l’envolée du prix du pétrole secouent l’économie mondiale depuis quelques temps déjà. Mais c’est l’implosion spectaculaire des marchés financiers qui pousse l’élite financière à la panique.
Lire la suite de cet article »

La généralisation de l’emploi précaire

Les classes sociales, Économie politique

« Sur les 188 900 emplois créés en 2006, déjà considérée comme une année dynamique, 116 000 (c’est-à-dire près de 60 % du total) l’ont été dans les services à la personne : l’aide à domicile, les employés de maison, la garde d’enfants, etc. Les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible. »
Lire la suite de cet article »

Marx peut-il encore nous aider à comprendre?

Économie politique, Theorie marxiste

Crise financière et récession annoncée.

A l’heure où les Etats-Unis voient resurgir le spectre de la récession, on peut se demander si le recours à la critique marxiste de l’économie politique, élaborée au XIXe siècle, est encore légitime pour comprendre le capitalisme du XXIe. Au-delà des mécanismes spécifiques de la crise actuelle – et sur lesquels nous reviendrons prochainement – Marx peut-il nous aider à saisir les raisons du comportement du système économique, à la fois mystérieux et erratique, contradictoire en tous les cas?
Lire la suite de cet article »

Un capitalisme vert est-il possible ?

Économie politique, Ecologie

Le titre initial de cette contribution, Défense du climat et ondes longues d’accumulation du capital, souligne son projet : mobiliser de manière prospective la théorie des ondes longues, développée notamment par Ernest Mandel, pour essayer de répondre à la question posée dans ce nouveau titre. Il s’agit d’un texte exploratoire soumis au débat. Après avoir très brièvement rappelé la problématique de la théorie des ondes longues, il discute les conditions de viabilité d’un nouveau régime d’accumulation, baptisé par commodité capitalisme vert.
Lire la suite de cet article »

Pour une autre vision de l’économie

Économie politique

La manière dont sont menés actuellement les débats économiques au Québec pose problème : un courant de pensée domine, qui légitime la vision néolibérale. Il faut revivifier le pluralisme dans le discours économique en redonnant droit de cité aux conceptions alternatives au courant dominant. Seule une large réflexion, pluraliste et contradictoire, peut nous permettre de surmonter l’impasse actuelle et ouvrir sur le plus grand nombre possible d’options de changement social.
Lire la suite de cet article »

Crédits
Flux RSS des articles Connexion