Le privé à l’abordage

Éducation

La « gouvernance » privée à l’assaut de l’indépendance universitaire

Avec la débandade financière de l’UQAM, la ministre Courchesne a trouvé le prétexte parfait pour remettre le gouvernail des conseils d’administration universitaires entre les mains des membres externes,  qui en formeraient désormais les deux tiers, histoire d’en assurer la « bonne gouvernance ».  Bien plus qu’une mesure d’assainissement financier, cela marque l’intrusion des méthodes de gestion issues du privé dans l’institution publique, suite logique d’un processus qui vise à « l’arrimer au marché. »
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La privatisation en éducation: une réalité dissimulée

Éducation

Dans le cadre d’un atelier portant sur l’impact du privé en éducation supérieur qui s’est tenu le 24 août 2007 lors du premier Forum Social Québécois, fut présenté une étude britannique sur la privatisation déguisée dans le secteur éducatif, dévoilée fin juillet au Congrès de l’Internationale de l’Éducation. Stephen Ball et Deborah Youdell de l’Institute of Education, University of London y font la distinction entre la privatisation « endogène » qui se manifeste par l’importation de méthodes de gestion, de valeurs, de concepts issus de l’entreprise privée et la privation « exogène » qui, elle, se traduit par l’introduction du secteur privé à travers les PPP, la sous-traitance ou la philanthropie. En plus de remodeler le rôle de l’État, ces différentes formes de privatisation modifient la gouvernance des établissements, l’organisation des services éducatifs, les conditions d’enseignement, le rôle des acteurs (dirigeants, enseignants, étudiants, syndicats) mais, surtout, remettent en cause les valeurs qui prévalent dans les établissements. L’éducation cesse d’être considérée comme un bien public profitant à la société dans son ensemble, pour devenir un produit de consommation profitant à un individu.
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La crise de l’université : entre sous-financement et financiarisation

Économie politique, Services publics, Theorie marxiste, Éducation, La question nationale, L’État

Le caractère particulier de la crise qui secoue l’UQAM, avec son lot de malversations gestionnaires, ne doit pas nous faire oublier que c’est l’ensemble des universités du Québec qui sont aujourd’hui en proie à une mutation fondamentale, la plupart du temps rapportée à « l’économie du savoir ».

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Disparaître avec l’UQAM ?

Éducation, La question nationale

La crise de l’UQAM reflète la crise du projet collectif québécois

Les rapports comptables sont fermes : à moins d’un réinvestissement étatique, la survie même de l’UQAM se trouve menacée. La disparition de ce qui devait être à l’origine « l’université du peuple » serait une véritable tragédie. Il faut voir dans sa précarisation encore un signe de cet abandon généralisé qui se dessine aujourd’hui dans plusieurs secteurs : celui du projet qui avait animé la « Révolution tranquille », c’est-à-dire la prise en charge des Québécois et Québécoises par eux-mêmes au sein d’une communauté politique et culturelle autonome.
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Vienne la noirceur

Éducation

Dans un éditorial du Devoir, Marie-Andrée Chouinard qualifie la grève étudiante de l’UQAM de « faux-pas » parce qu’elle viserait la mauvaise cible et se déroulerait dans l’indifférence généralisée.
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Nous prenons position contre la répression à l’UQAM

Éducation

L’énergie que la direction du recteur Corbo met à l’oeuvre dans la répression du mouvement de mobilisation des étudiantes et étudiants de l’Université du Québec à Montréal est navrante.

Réunissant un comité d’intervention, elle a suspendu pour 20 jours une militante et deux militants des associations étudiantes. La commission des études a été saisie quant à elle d’une proposition niant le droit de grève aux étudiantes et étudiants. Et pour conclure, l’UQAM a obtenu une injonction pour nier le droit démocratique de manifester autour et dans l’université. C’est l’esprit même de l’UQAM que le recteur Corbo vise par ces mesures tout à fait ahurissantes.
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Les universités et la communauté politique

Éducation

On entend de plus en plus dire que l’université doit être liée à la communauté. Selon l’acception contemporaine du mot, il faut entendre par là la communauté des « partenaires » qui lui sont extérieurs : les organisations commerciales ou financières, les philanthropes et les « utilisateurs » qui lui versent des « droits » de scolarité. Elle est d’autant plus pressée de répondre à leurs « besoins » qu’elle dépend de plus en plus de ces derniers pour son financement, et ceci à mesure que l’État réduit la part de son financement des institutions d’enseignement.
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Gratuité scolaire et pouvoir bourgeois

Guerre de position, Éducation

Ce qu’il y a eu de plus révolutionnaire dans l’histoire de
l’humanité, c’est lorsque l’instruction est devenue obligatoire et
gratuite. Malgré l’échec de la Révolution française, une grande
bataille fut remportée, puisque le petit peuple obtint enfin le droit
d’être enseigné.
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Le blocage des universités : enjeux et contradictions

Éducation

Une rhétorique conservatrice tourne en dérision le blocage des universités par les étudiants. Analyse nuancée de ce mode d’action, par un enseignant-chercheur, militant syndical. 27 novembre 2007

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L’université, les universitaires et la gauche

Éducation

L’université est, depuis le XIIe siècle, le lieu privilégié de formation des intellectuels, c’est-à-dire de ceux qui ont une compétence et une expertise particulières dans un domaine du savoir et dans son expression. Depuis sa fondation, rares sont les intellectuels qui ne sortent pas de son sérail. Parmi ces autodidactes, il y a Rousseau et Pierre-Joseph Proudhon qui seront, faut-il s’en étonner? des défenseurs des démunis contre les dominants.

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Source: Les classiques des sciences sociales

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