Que faire devant la montée de la droite au Canada ?

Guerre de position, Les domines, Les dominants, Les mouvements sociaux, L’État

Par Pierre Beaudet

On oublie quelquefois dans l’intensité du débat politique québécois que les dominants devant nous sont «Canadiens», que leur base sociale et économique est d’abord et avant tout canadienne, que leur outil principal est l’État fédéral qui dispose, après tout, des pouvoirs principaux pour gérer le pays à leur service. C’est un quiproquo qui nous amène souvent à des impasses. Aujourd’hui, l’illusion pourrait nous être très coûteuse. Car les dominants canadiens sont en pleine restructuration. Ils élaborent un «nouveau» projet qui risque d’avoir des répercussions fondamentales sur notre société, sur nos résistances, sur nos mouvements.
Lire la suite de cet article »

Premier bilan sur les élections italiennes

Social libéralisme, La droite, La gauche, L’État

Le «laboratoire italien» a, une fois de plus, produit un résultat qui devra être étudié avec sérieux par ceux et celles qui refusent de se bercer de slogans. La bipolarisation politique est confirmée, comme dans l’Etat espagnol. Les formes américanisées de la politique s’accentuent.
Lire la suite de cet article »

La crise de l’université : entre sous-financement et financiarisation

Économie politique, Services publics, Theorie marxiste, Éducation, La question nationale, L’État

Le caractère particulier de la crise qui secoue l’UQAM, avec son lot de malversations gestionnaires, ne doit pas nous faire oublier que c’est l’ensemble des universités du Québec qui sont aujourd’hui en proie à une mutation fondamentale, la plupart du temps rapportée à « l’économie du savoir ».

Lire la suite de cet article »

L’Etat: «bête noire» des (néo)libéraux

Guerre de position, L’État

Dans la suite des contributions démystifiantes d’Alain Bihr sur la «novlangue» du néo-libéralisme [1], nous publions cet article consacré à l’Etat. Il met le doigt sur une contradiction des (néo)libéraux qui présentent, d’une part, la société en tant que réalité auto(re)productrice et, d’autre part, le besoin de l’existence, de la construction d’une «instance supérieure» – l’Etat – pour assurer le contrôle, l’organisation, la régulation… de cette société capitaliste. (Réd)
Lire la suite de cet article »

Ce n’est pas la faute des baby-boomers

Theorie marxiste, Social démocratie, L’État

Le journal de Montréal publiait récemment, histoire de meubler le mois de janvier et de continuer de semer la zizanie dans la société québécoise, un sondage sur le fossé entre les générations. Conclusion: les jeunes sont des paresseux ignares et les “boomers” sont responsable de leur avoir légué un État bureaucratisé-endetté et un environnement pollué. Le tout appuyé de savantes analyses des “politicologues” Christian Dufour, Jean-Herman Guay et l’un des astrologues de Léger Marketing. Voyage dans le monde du prêt-à-penser.
Lire la suite de cet article »

Les élections ontariennes et ce qui suit

L’État

Analyse des élections du 10 octobre 2007 en Ontario, où on a observé le plus faible taux de participation de l’histoire de la province. La plateforme du NPD en particulier n’a pas su constituer un attrait pour l’électorat et offrir une alternative face au néolibéralisme.

Il y a deux observations initiales à faire au sujet des élections du 10 octobre 2007 en Ontario. La première, et la plus importante, concerne le taux de participation. Avant 2007, le taux le plus bas était celui de 1923 – 54.7%. Les élections de 2007 ont « dépassé » ce score, établissant un nouveau record de 52.8%. La baisse du taux de participation se poursuit depuis 1995, où il était alors de 10 points plus élevé qu’en 2007.

Lire la suite de cet article »

Les services publics au service de la démocratie

Social démocratie, L’État

La question des services publics –peu importe leur appellation- est aujourd’hui centrale, en particulier en Europe. En effet, comme il a été souligné maintes fois, les politiques européennes livrent au jeu de la concurrence nombre de biens et services communs qui devraient être accessibles à toutes et à tous (hommes et femmes, collectivités territoriales, entreprises, organisations diverses), sans condition de revenus.

Lire la suite de cet article »

L’avenir des retraites sacrifié

Économie politique, Les domines, Social libéralisme, L’État

Depuis quinze ans, les réformes des régimes de retraites se succèdent et révèlent l’un des aspects les plus sordides des politiques néolibérales. En 1993, la durée de cotisation des salariés du privé fut allongée de 37,5 à 40 ans ; une décote de 10 % fut instaurée par année manquante, ramenée à 5 % en 2003 ; les pensions calculées sur la base des 25 meilleures années – au lieu des 10 meilleures – furent indexées sur les prix et non plus sur les salaires, entérinant la coupure définitive entre l’évolution du niveau de vie des retraités et celle de la richesse collective. Le résultat est catastrophique pour les retraites, qui ont diminué de plus de 20 %. En 2003, les salariés de la fonction publique (État, collectivités territoriales, hôpitaux) subirent le même sort (40 ans de cotisations et décote de 3 % évoluant vers 5 %). Et, toujours au nom d’une prétendue équité, les salariés des régimes spéciaux viennent à leur tour, en 2007, d’être « alignés ».

Lire la suite[.PDF] 

Faire de la santé et du bien-être de la population un objectif politique solidaire

Les alternatives, L’État

Les appels à la privatisation accrue de notre système de santé se sont multipliés depuis une dizaine d’années au Québec. La porte ouverte par le jugement de la Cour suprême du Canada en juin 2006, a donné à ces appels la forme d’une incantation de plus en plus insistante. Ce discours propose un privé mythique, parfait,efficace, sans faille, ….quasi désintéressé! et qui serait la solution miracle à des problèmes complexes qui relèvent pourtant essentiellement d’une gestion publique et de choix politiques.

La suite [.PDF]

Hiérarchisation sociale et raciale dans l’immigration au Canada

Theorie marxiste, L’État

Comme dans tous les pays capitalistes, l’immigration au Canada est une affaire de l’État hautement importante. Il faut contrôler les flux et les ajuster aux besoins de la «société». Ou plus clairement dit, en fonction des impératifs déterminés par l’accumulation capitaliste.

Lire la suite de cet article »

Crédits
Flux RSS des articles Connexion